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SOMMAIRE :

- Partir aux US : la nécessité de posséder un visa

- Du melting-pot à l'immigration régulée

- Travailler : un marché du travail dynamique mais...

- Etudier AUX ETATS-UNIS !

- Les Etats-Unis, première destination des capitaux français à l'étranger

- De la côte est à la côte ouest : a la conquête du rêve américain...

- NEW YORK

- PHILADELPHIE

- WASHINGTON

- BOSTON

- MIAMI

- LOS ANGELES

- SAN FRANCISCO


Première puissance économique du monde avec le PIB le plus élevé, un taux de chômage de 5,1% seulement pour 301 000 000 d'habitants, les Etats-Unis continuent d'attirer les travailleurs et étudiants étrangers, ainsi que les inconditionnels « du rêve américain ».

Qu'est ce qui explique ce succès ? Peut-être une culture qui prône des valeurs comme la liberté d'action et le positivisme : chacun peut tenter sa chance, quels que soient les diplômes acquis, à condition d'avoir les compétences professionnelles recherchées ou un bon projet de création d'entreprise. Même si les conditions d'entrée se sont durcies ces dernières années, il faut savoir qu'il existe des programmes spécifiques pour y séjourner temporairement...

Enfin, vous pourrez toujours tenter votre chance à la loterie pour gagner une green card...

Encheres-immo-usa.com vous propose un dossier complet abordant notamment les villes américaines incontournables.

Partir aux US : la nécessité de posséder un visa

Si de nombreux ressortissants étrangers s'installent et travaillent illégalement sur le territoire américain, il est plus que recommandé de partir dans les règles...

Même si vous échappez au contrôle, pensez au fait que si vous quittez le territoire, vous ne pourrez plus revenir dans le pays pendant plusieurs années (jusqu'à dix ans). Il existe de nombreux visas pour partir aux Etats-Unis. La législation est complexe et change très fréquemment. Renseignez-vous bien avant de faire vos démarches.

PROGRAMME D'EXEMPTION DE VISAS

Seuls les touristes et ceux qui souhaitent partir pour affaires, partant pour une durée inférieure à 90 jours et possédant un passeport à lecture optique (lisible en machine) délivrés avant le 26 octobre 2005 ou un passeport à données biométriques, sont dispensés de visa.

Pour vérifier si votre passeport répond bien a ces conditions, le site de l'ambassade des Etats-Unis en France a mis une phototype d'un visa valide. Il ne vous reste plus qu'à comparer ! Tous ceux qui envisagent de rester plus de trois mois aux Etats-Unis en touriste ou pour affaires, doivent demander un visa (respectivement B-2 et B-l). Ces visas ne permettent pas de travailler sur le territoire américain.

LES VISAS ÉTUDIANTS

Trois visas sont requis pour les ressortissants français souhaitant étudier aux Etats-Unis : le visa F, M et J (le plus connu étant le J-l).

Le F est destiné aux étudiants qui sont inscrits dans un établissement général ; le M, dans un établissement technique ou professionnel et le J (voir pour cela notre rubrique dans les pages « Etudier ») dans un programme spécifique (échange, recherche, séjour au pair...), pour un stage ou un job d'été. A l'exception du visa J, ces visas ne permettent de travailler que la première année et sur le campus uniquement, 20 h/semaine maximum. Pour les autres années, il faut faire une demande.

LES VISAS DE TRAVAIL

Le plus connu et le plus délivré par les autorités américaines est le visa Hl-B, accordé pour une durée de trois ans renouvelable une fois. Il est très difficile à obtenir dans le sens où l'employeur doit effectuer des démarches lourdes (l'employeur doit notamment certifier qu'il vous paiera dans les mêmes conditions que les autres employés américains) et coûteuses (environ 3 000 dollars) et que ce visa est soumis à un quota de 50 000/an.

En outre, pour tenter d'obtenir ce visa, il faut : soit posséder un «Bachelor's Degree» ou son équivalent (correspondant à la licence en France au minimum),soit avoir une expérience professionnelle suffisamment importante pour compenser le manque de diplômes (sachant qu'une année d'études équivaut à environ trois années d'expérience professionnelle).

Les autres visas les plus courants sont les visas L (pour les cadres transférés entre sociétés affiliées) et E (investisseurs). Pour certains visas, les couples mariés (uniquement) peuvent bénéficier d'un visa d'accompagnateur. Tous ces visas sont des permis de travail temporaires et ne permettent par exemple pas de changer d'employeur, à moins de refaire les démarches en entier.

Pour s'installer définitivement aux Etats-Unis, il est nécessaire de posséder la carte verte, I a fameuse green card. Celle-ci vous donne le statut de résident permanent. Deux moyens de la décrocher : gagner à la lot-tery (50 000 personnes sur plus de six millions de participants !), organisée une fois par an, se faire parrainer par un membre de sa famille (quand on est marié à un citoyen américain notamment) ou par un employeur.

Du melting-pot à l'immigration régulée

Franchir l'Atlantique pour découvrir les Etats-Unis est à coup sûr une expérience inoubliable. Terre d'immigration depuis des siècles, ce pays continue de fasciner et attire toujours plus de prétendants. Il n'est pourtant plus aussi simple de s'y installer. L'une des conséquences du 11 Septembre...

L'histoire contemporaine américaine s'est forgée avec les immigrants, venus par vagues successives de différents pays à partir du XVIIIe siècle, date de l'arrivée des premiers colons anglais...

Le bureau du recensement américain évaluait pour l'année 2005 à98 millions (soit 33 % de la population) le nombre de personnes appartenant à une minorité. Les Hispaniques (Mexicains pour la plupart, Cubains et Portoricains) constituent la communauté la plus importante (42,7 millions), suivie des Afro-Américains (39,7 millions), des Asiatiques (14,4 millions), des Indiens (4,5 millions) et des habitants des îles appartenant au pays (990 000).

Aussi, vous n'aurez pas de mal à vous fondre dans le décor ! Et pourtant, il est devenu difficile de venir s'installer et durablement aux Etats-Unis : depuis 1990, le gouvernement a fixé un seuil de 675 000 immigrants par an. Les visas de travail sont distribués au compte-goutte, favorisant une immigration clandestine éval uée en janvier 2 006 par le Département de la sécurité intérieure à 11 millions de personnes.

LA NÉCESSITÉ D'AVOIR UN VISA

A moins de travail 1er illégalement, ce qui n'est vraiment pas recommandé, vous devrez obligatoirement posséder un visa pour travailler aux Etats-Unis. Le mythe du travail facile à décrocher est tombé en désuétude... Il était beaucoup plus aisé auparavant de décrocher un visa et de venir s'installer comme ça...,sans parler un seul mot d'anglais. Le « Patriot Act », à la suite des événements du 11 septembre 2001, a fini de durcir la législation pour les immigrés. Par exemple, les étudiants, même en possession de leur visa, ne peuvent plus travailler en dehors des jobs proposés sur le campus de leur université - la première année en tout cas -, à moins d'obtenir une autorisation.

En revanche, il existe des visas intéressants et assez faciles à décrocher dans le cadre de programmes spécifiques. Un visa de travail permet également d'obtenir un Social Security number, un numéro de Sécurité sociale qui permet de vous identifier dans le pays et sans lequel vous ne pourrez pas ouvrir un compte bancaire ou bénéficier de la protection sociale minimum, qui reste insuffisante cependant.

LA PATRIE DES AVOCATS

Au pays des procès en tous genres, les avocats sont rois ! Un Français travaillant dans une grande société de finances nous confiait que récemment la direction avait eu peur de licencier un salarié qui avait des problèmes d'alcool au motif qu'il risquait de leur intenter un procès !

En tant qu'expatrié, que ce soit dans les démarches relatives aux visas d'immigration ou lors de la création d'une entreprise, tout se fait par l'intermédiaire d'un avocat: c'est plus simple (car en pratique, les démarches sont compliquées !),plus rapide mais également coûteux. Par exemple, vous devrez débourser entre 2 000 et 3 000 $ pour monter une entreprise ; idem pour le visa de travail.

LA SANTÉ ET LE LOGEMENT, DEUX PROBLÈMES MAJEURS

Santé : les chiffres 2006 du Bureau du recensement américain indiquent que 84 % des citoyens américains bénéficient d'une assurance santé, soit par le biais d'une assurance privée (contractée à 60 % par leur employeur et 9 % à titre individuel),soit par le biais de programmes gouvernementaux (comme Medicaid, qui permet sous certaines conditions aux personnes à faibles revenus d'être couvertes).

16 % des citoyens américains ne bénéficient donc d'aucune couverture santé. En outre, rapporté aux immigrés qui vivent là-bas depuis au moins six ans, ce taux s'élève à 42 % et grimpe à 51 % pour les personnes installées depuis moins de six ans. En effet, aucune loi n'oblige un employeur (ou un salarié) à cotiser au titre de la santé.

Généralement, la plupart des grandes entreprises contribue à des benefits incluant santé et plan de retraite pour vous couvrir, par le biais de sociétés d'assurances peu scrupuleuses. Le remboursement et les soins remboursés varient selon les entreprises. Si votre entreprise ne cotise pas pour vous, il est fortement conseil lé de prendre une assurance car une simple visite chez le médecin généraliste coûte en moyenne 120 $ jusqu'à 500 $ pour un spécialiste ! Deux solutions s'offrent à vous : prendre une assurance française, du type C F E (Caisse des Français de l'étranger) à laquelle il vous faudra ajouter une mutuelle complémentaire car vous serez couvert sur les bases de la Sécurité sociale française, très inférieure aux tarifs américains ; ou prendre une assurance locale. Selon les cas, vous aurez plus ou moins de liberté pour choisir votre médecin.

Logement : se loger aux Etats-Unis coûte cher d'une manière générale, surtout dans les grandes villes, en particulier à New York, à San Francisco, à Boston et à Washington. Pourtant, depuis 2006, les prix de l'immobilier avaient chuté. Ce qui aurait pu être une bonne nouvel le s'est avéré être une catastrophe car cette baisse des prix fut accompagnée par une hausse des taux d'intérêts à court terme (passés de 1 % à plus de 5 % entre 2004 et 2007).

Certains Américains peu solvables, qui avaient contracté des crédits à risque (subprimes) sur la base d'une majoration du taux d'intérêt, se sont retrouvés dans l'incapacité de payer, entraînant la faillite des banques qui avaient offert ces crédits et qui, à cause de la baisse des prix, n'ont pas pu réaliser les plus-values escomptées en revendant les biens immobiliers.

Cette crise, apparue à l'été 2007 sous le nom de « crise des subprimes», a entraîné une crise financière mondiale, dont les conséquences sont encore difficilement mesurables. Quoi qu'il en soit, les prix de l'immobilier restent élevés. Pour trouver à vous loger, les deux solutions les plus courantes sont les petites annonces immobilières appelées Classified dans la rubrique « Real Estate » des hebdomadaires locaux et l'appel à une agence (Real Estate Agency), qui prend généralement 15 % de commission. Partager un appartement avec d'autres locataires (room-mates) est le moyen le moins onéreux de se loger.

UNE FISCALITÉ SOUVENT AVANTAGEUSE

La fiscalité aux Etats-Unis est très complexe et il n'est pas rare de faire appel à des experts pour s'y retrouver ! Si vous faites partie des résidents fiscaux (ceux qui détiennent une carte verte ou qui ont résidé aux Etats-Unis plus de 183 jours durant la dernière année civile par exemple), vous serez taxé comme un citoyen américain.

Pour payer vos impôts, vous avez le choix entre la déclaration annuelle ou le prélèvement à la source («payasyouearn ») avec un réajustement annuel. Certaines donations et dépenses de santé peuvent être déductibles. Généralement, les Français qui vivent aux Etats-Unis sont gagnants en termes d'impôts, comparé à la France, les taxes s'échelonnant entre 15 et 36% selon les revenus et la situation familiale.

POUR MIEUX S'INTÉGRERAU PAYS DE L'ONCLE SAM

Il est important pour réussir son intégration et améliorer son anglais, de côtoyer au maximum la population locale. Cependant, si vous avez un peu le mal du pays et souhaitez bénéficier de conseils, des réseaux de Français existent. Au-delà de l'aspect relationnel, ils constituent souvent une mine d'informations (logement, emploi...) qui permettent de gagner du temps et parfois, de mieux s'intégrer.

Deux principaux canaux existent : la FIAFE (Fédération internationale des accueils français et francophones à l'étranger), une association qui possède des points d'accueil dans les principales villes des Etats-Unis ; le réseau des AlIiances françaises, qui proposent des activités culturelles variées (films, expositions...) et qui possèdent généralement une bibliothèque. Vous pourrez également contacter les « French Tuesdays », un réseau créé en 2003 par deux Français vivant aux Etats-Unis, Pierre Battuet et Gilles Amsallem, dont le but est de faire se rencontrer les membres de la communauté francophone et francophile autour de soirées à thèmes organisées deux mardis par mois à New York, Los Angeles, Miami et San Francisco.


SUR LE WEB

- Ambassade des Etats-Unis en France

- Ambassade de France aux Etats-Unis

- Maison des Français de l'étranger

- Numéro de Sécurité sociale

- Assurances santé françaises CFE (Caisse des Français de l'étranger)

- Complémentaires santé I Previnter

- GMC Services

- AGF Santé

- Assurances santé locales Blue Cross Blue Shield

Travailler : un marché du travail dynamique mais...

Avec 5,1 % de chômage et l'un des PIB les plus importants de la planète, l'économie américaine fait preuve de dynamisme et offre de nombreuses opportunités. La crise immobilière et la faible valeur du dollar n'ont pour le moment pas vraiment affecté le marché du travail. Cependant, la politique d'immigration est telle qu'il est devenu assez difficile d'y venir travailler.

LE PROBLEME DE LA LANGUE ET DU VISA

Selon Alexis de Brettevil le, directeur général Amériques du cabinet de recrutement M ichael Page International,

« il est généralement assez facile de trouver un emploi aux USA si l'on est prêt à travailler ! (...) Peu de secteurs sont affectés par les remous actuels, sauf peut-être dans certains métiers dans la banque, l'immobilier résidentiel et la grande distribution. Cependant, pour un Français, c'est plus difficile, notamment en raison de la difficulté d'obtenir un visa de travail. Passé cet obstacle, la maîtrise de la langue, la mobilité et la faculté d'accepter parfois un emploi peu qualifié sont les critères du succès ».

L'âge d'or où les étrangers pouvaient décrocher un visa de travail facilement est révolu... Les événements du 11 Septembre sont également passés par là et le gouvernement est devenu plus frileux. Or, comme prévient Alexis de Brettevil le,

« dans notre cabinet, nous ne pouvons aider que ceux qui ont un visa de travail valide pour les USA, pour tous les postes de niveau cadre ».

Cependant, il existe, comme nous le développons dans la partie « Etudier », d'autres possibilités d'avoir une première expérience professionnelle. Certains programmes sont ouverts à des personnes de plus de 30 ans et offrent la possibilité de faire un stage pendant 18 mois au maximum. Des emplois bien spécifiques peuvent également permettre de décrocher le fameux sésame...

DES EMPLOIS ET DES SECTEURS RÉSERVÉS

L'une des bases du système de délivrance d'un visa de travail est de ne pas remplacer un Américain pour un emploi disponible. Ainsi, le fait de parler français pour un professeur de français ; d'être Chinois pour ouvrir un restaurant asiatique, etc., sont des atouts. Les emplois en pénurie ou apportant une forte valeur ajoutée constituent d'autres éléments fondamentaux. Les métiers manuels (boulanger, pâtissier, plombier...) ou hautement qualifiés et très spécialisés (ingénieur, chercheur, expert-comptable, consultant...) sont les deux types d'emplois dans lesquels vous avez le plus de chance d'obtenir un visa de travail.

Comme l'indique Alexis de Bretteville,

« les secteurs de la finance et de la banque sont ceux dans lesquels on rencontre le plus de Français, notamment sur la côte Est. Sur la côte Ouest, le secteur de l'informatique et du high-tech est également très porteur et beaucoup de Français ont réussi à San Francisco et dans la Silicon Valley. Dans les métiers traditionnels du luxe, de la gastronomie et de la restauration, les Français sont évidemment très appréciés et très présents. »

Les régions les plus dynamiques restent la côte Est (Boston, New York, New Jersey, Philadelphie), la côte Ouest (de San Francisco à San Diego en passant par Los Angeles) mais aussi le Sud (Atlanta, Phoenix, Houston, Miami, Charlotte) où l'on trouve des régions en fort développement.


SUR LE WEB

Sites généralistes de recherche d'emploi américains :

- www.careerbuilder.com

- www.monster.com

- www.craigslist.org

- www.jobs.com

- www.job-applications.com

Organismes proposant des programmes jobs d'été et des stages pour les plus de 30 ans 1 Council On International Educational Exchange (USA) / Parenthèse (France) :

- www.parenthese-paris.com

- www.aquariusabroad.org

Alexis de Bretteville, directeur général Amériques du cabinet de recrutement Michael Page International :

« Il faut être prêt à commencer au bas de l'échelle et faire preuve d'humilité : oubliez vos diplômes français ou européens, personne ou presque ne les connaîtra ici ! Il faut faire ses preuves : si vous êtes malin ou entrepreneur, vous pourrez réussir car aux USA toutest possible ! »

DES AVANTAGES...

Les salaires :

Laurent Poulain, informaticien et administrateur du site Web « Bienvenue à Boston », et qui a vu défiler pas mal de Français, l'assure :

« ce qui motive le plus les Français qui viennent travailler ici, ce sont les salaires ».

En effet, comparativement à la France, les salaires vont du simple au double, comme pour François, enseignant dans une école française à Philadelphie, voire au triple dans certaines professions.

Les professions les mieux rémunérées selon le Bureau of Labor Statistics :

Les professionnels de la santé (anesthésistes, chirurgiens, pharmaciens...), de la finance (comptables, traders...), les ingénieurs et les chercheurs. Par ailleurs, il existe un salaire minimum national (5,15 $/heure), qui peut être plus élevé dans certains Etats (Washington, Oregon, Connecticut, New York...).

Dans quelques professions cependant, le système n'est pas basé sur le salaire minimum. Par exemple, un serveur va plutôt être rémunéré avec un fixe très faible (2 $ environ/heure), les tips (pourboires) constituant l'essentiel de ses revenus; les coiffeurs peuvent être payés « à la chaise » : ils toucheront une commission (50 % généralement) sur chaque client.

La chance à tout le monde :

Les Américains sont moins formels que nous dans leurs relations, y compris professionnelles. Ainsi, les employeurs américains attachent plus d'importance à l'expérience, aux savoir-faire et aux qualités d'un individu qu'à son diplôme ; un parcours en dents de scie ne constitue pas une faiblesse mais plutôt un atout si vous savez rebondir...

La liberté d'action :

De nombreux contrats de travail se concluent oralement aux Etats-Unis. L'employeur pourra vous licencier sans délai et vous pourrez également quitter votre emploi quand bon vous semble, à condition d'avoir la carte verte (permis de travail et de résidence permanent aux Etats-Unis)... L'usage veut tout de même qu'un préavis de 15 jours soit observé.

ET DES INCONVÉNIENTS...

Travailler dur :

La semaine de travail est généralement de 40 heures, la pause déjeuner étant le plus souvent courte et devant l'ordinateur. Cela dit, il n'existe pas de durée légale de temps de travail et la plupart du temps, vous ne compterez pas vos heures de travail, en particulier à New York ! Plus du tiers des Américains travaillerait plus de cinquante heures par semaine. Ne comptez pas sur les vacances pour compenser : là encore, aucune législation n'existe. Les employeurs accordent tout de même au moins 15 jours de vacances par an, parfois beaucoup plus selon les contrats.

La difficulté de changer d'emploi quand on a un visa de travail temporaire :

C'est l'exception qui confirme la règle car lorsque l'on possède un visa de travail temporaire, il est difficile de changer d'employeur car il faut à nouveau trouver une entreprise qui veuille bien vous sponsoriser.

Moins de sécurité d'emploi :

A contrario pour les immigrants permanents, étant donné qu'un employeur peut licencier très facilement, le risque de perdre son emploi est plus important. Cependant, des assurances chômage existent et les aides se sont renforcées depuis 2002.

LES MOYENS POUR CHERCHER UN JOB

Aux Etats-Unis,80 % des offres d'emploi ne sont pas diffusées (marché caché). La plupart des emplois se trouvent par l'intermédiaire d'un réseau (networking) ou du bouche-à-oreille. Ce peut être en vous inscrivant sur des sites Internet spécialisés ou en faisant des rencontres tout simplement.

Pensez à contacter les structures françaises, comme les Alliances françaises, les points accueils du réseau FIAFE ou certains réseaux comme les « French Tuesdays» (voir notre rubrique intégration dans l'article « Vivre »). Contactez également les entreprises françaises, sachant que le plus souvent, elles recrutent en interne ou du personnel local. Les autres moyens sont classiques : petites annonces dans les journaux ou SUR LE WEB agences d'intérim, de placement-cabinets de recrutement, centres de recherche d'emploi publics (job services) ou privés (employment agencies).

LES CANDIDATURES GAGNANTES

Les règles du CV :

anti-discrimination oblige, le CV américain proscrit les photos, l'âge, la date de naissance, la nationalité et le statut civil. Généralement, il se fait sur deux pages maximum, mais certains peuvent faire beaucoup plus ! Commencez par l'objet de votre recherche (objective), puis décrivez votre expérience (plus importante que les diplômes), toujours de manière antichronologique, en insistant sur les résultats ; pour votre formation, expliquez les équivalences; enfin, n'hésitez pas à parler de vos expériences extra-professionnelles ; terminez par le fait que vous êtes prêt à fournir des références (références).

Les règles de la lettre de motivation (cover letter) :

Elle est importante aux Etats-Unis. Elle doit expliquer vos motivations, vos points forts, mais de façon brève et directe. Elle est toujours dactylographiée.

L'entretien d'embauché :

souvent, le premier a lieu au téléphone, avant d'être suivi d'un entretien en face-à-face. Là encore, soyez direct, concis et honnête, une qualité pour laquelle les Américains vous seront toujours reconnaissants.


SUR LE WEB

Recherche de jobs d'été :

- www.coolworks.com

- www.funjobs.com

- www.summerjobs.com

Principaux journaux américains :

- www.externalharddrive.com

Agences de recrutement :

- Adecco USA

- www.us.manpower.com

- www.drake-usa.com

- www.mickaelpage.com

- www.spencerstuart.com


Sites spécialisés

Informatique/ engineering :

- www.computerjobs.com

- www.computerwork.com

Finance/comptabilité :

- www.accountemps.com

- www.bankjobs.com

- www.careerbank.com

Enseignement :

- www.recruitingteachers.com

Restauration / croisières / parcs :

- www.internationalservices.fr

Espace Emploi International :

- www.eei.com.fr

Emplois et salaires :

- www.jobs.com.au

Etudier AUX ETATS-UNIS !

Selon les chiffres de l'Institute of International Education, en 2006/2007, plus de 580 000 jeunes, dont 6 700 Français, se sont rendus aux Etats-Unis pour étudier, ce qui fait de ce pays la première destination au monde pour les études...

Comptez entre 11 000 $ et 50 000 $ pour une année universitaire en incluant les frais d'inscription et les frais de scolarité.

LE SYSTEME D'ÉTUDES SUPÉRIEURES

Le système d'études supérieures américain est complexe. En effet, il n'existe pas de ministère de l'Education nationale; les établissements fonctionnent de façon autonome au niveau financier, des programmes, des examens et même des vacances scolaires ! A la sortie de la high school (qui correspond à notre baccalauréat), les étudiants ont le choix entre aller à l'université - désignée tantôt par collège, tantôt par uni-versity-dans un instituteurs technique, basé sur une grande discipline) ou encore dans un community collège (qui correspondrait à notre BTS, un moyen intéressant d'intégrer ensuite une université).

Généralement, les universités sont composées de colleges (plutôt destinés aux étudiants de niveau undergraduate, un premier cycle de quatre ans après le bac, qui est sanctionné par un bachelor) et de schools, répartis sur les campus par spécialité : droit, médecine, arts,business...Le second cycle, graduate, est destiné aux étudiants de master (un ou deux ans), de doctorat ( Ph. D) ou de post-doctorat.

L'une des originalités du système universitaire américain est qu'il est très souple. Il y a des cours obligatoires, mais le choix des options est particulièrement important et très libre. Autre particularité : à la différence de nos partiels, ponctuels dans l'année, les examens sont ici beaucoup plus réguliers et la participation orale est très importante. Difficile dans ces conditions de sécher les cours ou de bachoter !

DES CONDITIONS DE VIE PRIVILÉGIÉES

Partir étudier aux Etats-Unis est une chance quand on regarde tout ce qu'offre la vie sur un campus : des bâtiments magnifiques au milieu de parcs immenses, des sal les entières équipées d'ordinateurs dernier cri, des salles de sport avec parfois plusieurs piscines, des salles de conférence, des salles de billards, des salles de télévision, des bibliothèques très riches, du matériel pédagogique sophistiqué (écrans électroniques, laboratoires de langues...), des boutiques, bref, des conditions idéales pour travail 1er et se détendre...

Généralement, les étudiants (surtout undergraduate) vivent sur le campus, une véritable ville dans la ville. Souvent, les campus possèdent un lieu de vie où l'on trouve une cafétéria et des chaînes de restauration rapide connues, des canapés, des tables où les étudiants travaillent, des associations...

UNE QUALITÉ QUI SE PAYE !

Plus que le visa, le principal obstacle pour aller étudier aux Etats-Unis est le coût des études (que ce soit dans le privé ou dans une moindre mesure dans le public). Comptez entre 11 000 $ et 50 000 $ pour une année universitaire en incluant les frais d'inscription {application fées, entre 25 et 100 $) et les frais de scolarité (paiement de cours), variables en fonction du type d'études, de la réputation de l'université et de son emplacement, du niveau d'étude et de la filière. Cependant, si vous obtenez une bourse ou si votre université participe à un programme d'échange, le tarif peut considérablement diminuer !

COMMENT RÉDUIRE LES FRAIS ?

Participer à un programme d'échange :

Votre université organise peut-être un programme d'échange avec une université américaine ou est affiliée à l'un des deux organismes principaux, l'ISEP (International Student Exchange Program) et la MICEFA (Mission internationale de coordination et d'échanges franco-américain), qui mettent en lien les établissements français et américains. Dans ce cas, chaque étudiant participant paye à son université d'origine pour l'autre étudiant participant. Renseignez-vous auprès du service international de votre université.

Obtenir une bourse :

Ce n'est pas chose aisée mais il existe tout de même plusieurs organismes à qui vous pouvez vous adresser : le CROUS, le ministère des Affaires étrangères, la Fulbright... Pensez également aux Conseils régionaux et généraux.

DES CONDITIONS D'ENTRÉE DIFFICILES

Réussir les tests de langue et de sélection :

Systématiquement, quel que soit votre niveau, vous aurez à passer le TOEFL {Test of English Foreign Language) pour entrer dans une université américaine.

Depuis2005,leT0EFLiBT (Internet Based-Test) remplace le TO E FL CBT et son score maximum a été revu à la baisse (120 au lieu de 300). Certains établissements, principalement les collèges au niveau undergraduate, vous demanderont également de passer le S AT (Scholastic Assesment Test), qui évalue vos connaissances en anglais et en mathématiques, parfois par le SAT II ou subject test (connaissances de base dans la spécialisation choisie).

Les étudiants postulant à un master devront passer, en plus duTOEFL,leGRE (Gra-duate Record Examination), éventuellement complété par un Subject Test. Enfin, les étudiants en MBA sont soumis au test du G MAT (Graduate Management Admission Test). Ces tests peuvent être passés en France, à Paris et dans quelques villes de province.

Avoir un bon dossier de demande d'admission :

Parmi les pièces importantes à fournir (toutes traduites en langue anglaise certifiée) lors de l'inscription : les lettres de recommandation (d'un professeur par exemple), les diplômes et les relevés de notes.

La réussite des tests de langue et de sélection et un bon dossier de demande d'admission seront des éléments déterminants pour intégrer une université américaine.


Les meilleures universités au monde
(Source : Times Higher Education Supplément, 2006)

SUR LE WEB

Commission franco-américaine d'échange universitaires et culturels / Fulbright Commission :

- www.fulbright-france.org

Gouvernement américain sur les études supérieures :

- www.educationusa.state.gov

Programmes d'échanges :

- ISEP

- MICEFA

Bourses :

- www.fastweb.com

- www.edupass.org

Ministère des Affaires étrangères :

- www.diplomatie.gouv.fr

Egide :

- www.egide.asso.fr

Tests de sélection :

- TOE F L

- SAT

- GRE

- G M AT

Equivalences :

- ENIC NARIC France

- US News (classement)

- Columbia University, New York

- Georgetown University, Washington

- University of Pennsylvania, Philadelphie

- MIT (Massachusetts Institute of Technology), Boston

- Harvard University, Boston

- Berkeley, University of California, San Francisco

- UCLA, University of California, Los Angeles


Anne-Sophie Ract, avocate en France, est partie faire un Master of Laws (LL.M en droit) à la prestigieuse University of Pennsylvania (UPenn) Law School.

« Nous sommes 93 étudiants venant du monde entier. L'échange est extraordinaire. Je fais partie d'un groupe de 75 étudiants et nous nous sentons comme une grande famille car nous sommes tous loin des nôtres. De plus, les professeurs sont beaucoup plus disponibles qu'en France, ce qui est très agréable ici. Ils invitent tous leurs étudiants à venir frapper à leur bureau ou à déjeuner avec eux, si nous avons la moindre question. Les manuels sont également très différents dans la mesure où le raisonnement juridique américain commence par la jurisprudence puis par la règle de droit, alors que nous faisons le contraire en France. La particularité de UPenn, qui est aussi un grand avantage, c 'est que les LL. M sont mélangés aux étudiants américains dans les cours et que nous sommes notés exactement comme si nous étions Américains, à l'exception près que nous avons une heure de plus pendant les examens. »

Par ail leurs, s'il n'existe pas de système d'équivalence entre diplômes français et américains, des correspondances sont effectuées : un bachelier français pourra entrer en première année d'un cycle undergraduate; un étudiant ayant obtenu une maîtrise (plus rarement une licence) pourra intégrer les graduate studies...

Dans tous les cas, les notes obtenues dans l'année du dernier diplôme doivent être toutes supérieures à 10 pour être accepté dans une université américaine.

COMMENT CHOISIR SON UNIVERSITÉ ?

Etant donné la diversité et la complexité du paysage universitaire américain, il est difficile de donner des chiffres précis, mais on estime le nombre d'établissements supérieurs (publics et privés) à environ 4 500 dans tout le pays (.collèges, universités, écoles spécialisées).

Pour vous aider, sachez que Le Times Higher Education Supplementet, la Shangai JiaoTong University donnent un classement mondial des universités. L'US News détermine les meilleures universités par spécialité. Dans le classement du Times Higher Education Supplément 2006, sur les dix premières universités mondiales, sept sont américaines. Dans ce classement, on retrouve le groupe de la Ivy Lea-gue, qui réunit les huit universités les plus prestigieuses et les plus anciennes (Harvard, Columbia, Princeton, Brown, University of Pennsylvania, Cornell, Darmouth et Yale).

Bien sûr, vous n'aurez pas forcément la chance d'entrer dans l'une de ces prestigieuses universités, dont la sélection est draconienne ! Il existe bien d'autres universités dont la qualité des programmes est tout à fait honorable mais qui sont moins connues.

Pour Christian Joly, responsable de la coopération universitaire à l'ambassade de France à Washington,

« il y a de bonnes universités partout : en Floride (University ofFlorida, F brida International University...), en Californie (UCLA, University ofSouth California…), par exemple; dans la région de Boston également, on trouve beaucoup de petits collèges (niveau undergraduate généralement) qui sont de vrais petits bijoux (Wellesley par exemple), avec de belles installations. Une idée à faire passer est qu'une université plus modeste par sa taille ou sa réputation, et qui est en outre plus accessible, peut offrir des services excellents et peut permettre à un étudiant de passer une année formidable... ».

« Il ne faut pas faire son choix sur la réputation d'un établissement mais plutôt par rapport à la spécialité que l'on veut étudier »

... confirment Céline Ouziel et Lindsay Tur-lan, conseillères à la Commission franco-américaine d'échanges universitaires et culturels à Paris, la Fulbright Commission.

LES DOMAINES LES PLUS DEMANDÉS

D'après Jon Herrmann, directeur de Campus Philly à Philadelphie, 80 % des étudiants viennent préparer un M BA ou faire des études d'ingénieur.

Les MBA, la voie royale : voir l'article sur les MBA.

Les études d'ingénieur : d'après une étude réalisée en 2007 par le Council of Graduate Schools, le nombre des inscriptions d'étudiants étrangers a augmenté de 8 % dans les sciences de l'ingénieur, l'une des plus fortes augmentations. Les établissements les plus réputés en la matière sont le MIT (Massachusetts Institute of Technology) à Boston, Stanford et la University of California-Berkeley notamment.

Le journalisme / les médias/ la communication : selon la Commission franco-américaine, le journalisme /les médias/la communication d'une manière générale, font partie des matières les plus demandées par les étudiants Français, principalement à l'université Columbia à New York, réputée en la matière. La University of Missouri, moins connue, offre également un enseignement de qualité et est plus accessible.

En dehors de la qualité de l'enseignement, la force des bonnes universités américaines réside dans le réseau d'anciens élèves (principe que l'on retrouve chez nous dans les grandes écoles) et dans les services d'emploi post-études, appelés couramment career éducation center. Cependant d'après Céline Ouziel et LindsayTurlan, les demandes sont assez variées et vont du droit aux sciences sociales, en passant par les disciplines artistiques.

COMMENT BOOSTER SON ANGLAIS ?

Différentes formules existent pour améliorer son anglais, y compris pour ceux qui en ont besoin dans leur vie professionnelle.

Les IEP (Intensive English Programs) : en ce qui concerne les étudiants du supérieur, ce sont des cours d'anglais proposés soit par des community collèges (2 ans post-bac), soit par des universités. Les cours s'étalent généralement de 18 à 30 heures, cinq jours par semaine (pendant quelques semaines, l'été généralement, à une année), et s'adressent aussi bien aux débutants qu'à ceux qui possèdent un niveau intermédiaire ou avancé en anglais. Les coûts varient entre 800 $ et 1600 $. Il est nécessaire d'avoir un visa étudiant F car il s'agit de cours qui durent plus de 18 h/ semaine.

QUELQUES GRANDES UNIVERSITES AMÉRICAINES

Columbia University, New York : fondée en 1754, c'est la cinquième université la plus ancienne (appartient à la IvyLeague) et l'une des meilleures du pays. Elle est notamment réputée pour son école de médecine, la première du genre et pour son école de journalisme, créée par Joseph Pulitzeren 1912.

Georgetown University, Washington : fondée en 1788 par le Père John Carroll, elle est la plus ancienne université catholique de style roman des Etats-Unis. Elle offre de nombreuses possibilités de diplômes, notamment dans le domaine médical (école de médecine, école d'infirmières, dentaire...), les relations internationales, le droit et le business.

University of Pennsylvania, Philadelphie : fondée en 1740 par Benjamin Franklin, elle fait partie de la IvyLeague. C'est là que se trouve la Wharton School, l'une des meilleures écoles de management au monde.

MIT (Massachussetts Institute of Technology), Boston : fondé en 1861 parWilliam Barton Rogers, cet établissement est considéré comme l'un des meilleurs dans les sciences et les technologies, mais offre également d'autres domaines d'enseignement (architecture, économie, linguistique...).

Harvard University, Boston : fondée en 1636, cette université privée, située à Cambridge près de Boston, est la plus ancienne des Etats-Unis. Elle fait partie du groupe de la IvyLeague. Plus de quarante prix Nobel sont sortis de ses rangs. Tous domaines confondus, les classements la placent comme la meilleure université au monde.

Berkeley, University of California, San Francisco : Berkeley, situé dans la baie de San Francisco, est le plus ancien (1868) et l'un des dix campus les plus réputés de l'université de Californie (université publique) et fait partie du top cinq des meilleures universités de la planète.

UCLA, University of California, Los Angeles : fondée en 1919, elle fait partie, avec Berkeley, des campus les plus réputés de l'université de Californie et des universités les plus prestigieuses. Avec 22 départements de recherche et plus de 5 000 projets scientifiques, elle est un des leaders de la recherche mondial universitaire.


Les organismes de séjours linguistiques : cours intensifs, séjours dans une famille d'accueil, échange, cours couplés avec des activités sportives ou culturelles, préparation au TOEFL, de nombreuses options sont proposées par les organismes de séjours linguistiques. Comptez entre 1 000 et 1 500 € pour un séjour de quinze jours selon les formules.

Pour plus d'infos, consultez www.studyrama.com, rubrique International.


SUR LE WEB

Cours d'anglais / séjours linguistiques :

- Office national de garantie des séjours et stages linguistiques

- Union nationale des organisations de séjours linguistiques et des écoles de langues

Organismes agréés pour délivrer des visas J-1 (programmes, jobs et stages pour étudiants) :

- Parenthèse (France)

- Interexchange (USA) / Aquarius (France)

- ASSE International(USA) / Calvin Thomas (France)

- American Institute for Foreign Study (camps de vacances)

- British Universities North America Club (BUNAC) (camps de vacances)

- Espace Emploi International (EEI)

- Chambre de commerce franco-américaine

Recherche de jobs et stages pour étudiants :

- www.aboutjobs.com

- www.collegegrad.co.uk

Recrutement de stagiaires diplômés en affaires, finance, commerce et informatique :

- www.usaplacement.com

Club TELI :

- www.teli.asso.fr

TRAVAILLER EN ÉTANT ÉTUDIANT

Les programmes spécifiques : le visa étudiant permet de travailler 20 h/semaine mais uniquement la première année et sur les campus. Pour les autres années, il faut faire une demande. Par ailleurs, pour les étudiants qui étudient en France mais qui veulent travail 1er ou faire un stage aux Etats-Unis, des programmes faciles d'accès permettent d'avoir une première expérience professionnelle aux Etats-Unis ; pour ce faire, il est nécessaire de passer par des organismes privés ayant reçu l'agrément des autorités américaines et qui sont chargés de vous délivrer le visa (le « J-1 ») correspondant au programme géré :

Work and Travel pour le CIEE (Council on International Educational Exchange) représenté en France par Parenthèse ; Summer Work and Travel pour Inter Ex-change, représenté en France par Aquarius...

Ces programmes concernent principalement des jobs d'été pour lesquels il faut être disponible entre 3 et 4 mois généralement. Selon les organismes, vous aurez le choix ou non de choisir votre emploi.

Aux frais du visa peuvent s'ajouter différents services (assurance, frais d'envoi, etc.). Certains organismes, comme Parenthèse, délivrent également des visas pour effectuer des stages (18 mois maximum) qui concernent à la fois des étudiants et des professionnels expérimentés.

D'après Maryam Bozorg-mehr, fondatrice et directrice de Parenthèse,

« il est beaucoup plus facile aux Etats-Unis qu'en France de trouver un stage rémunéré. En dehors du secteur culturel, souvent mal ou non rémunéré, les rémunérations peuvent s'apparenter à un vrai salaire : 1500 à 2 000$/mois en moyenne, et beaucoup plus dans la finance ou l'informatique par exemple ! Je ne connais aucun stagiaire qui gagne cette somme en France ! ».

Travailler au pair : les services d'immigration américains considèrent Au Pair toute personne nourrie et logée dans une famille américaine en contrepartie de services (maximum 10 h/jour et 45 h/ semaine) éventuellement rémunérés (garde d'enfants, aide aux tâches ménagères ou enseignement de langues étrangères). Parmi les conditions : avoir entre 18 et 26 ans, le permis de conduire un niveau bac.

Attention ! Un visa de tourisme ne permet pas de travail 1er au pair. Il est nécessaire d'obtenir un visa J. Et pour obtenir ce visa, il est nécessaire de partir avec une agence agréée par le Département d'Etat américain (il en existe onze). Les organismes agréés sont dans l'obligation de vous trouver des cours d'anglais en parallèle.

Décrocher un visa de travail : l'une des meilleures solutions pour décrocher un visa de travail est d'étudier d'abord dans le pays avec un visa étudiant.

En effet, les diplômes français, même des grandes écoles, ne sont pas connus des entreprises américaines ; en outre, vous aurez une expérience locale, maîtriserez la langue de Shakespeare et surtout, pourrez faire un stage dans une entreprise qui pourra effectuer les démarches de visa si elle souhaite vous garder. Sachez également qu'à la fin de vos études en m aster, votre visa d'étudiant vous permet de travail 1er pendant un an.


« Pour intégrer un MBA aux Etats-Unis, prévoyez un an de préparation »

Très complet, le dossier de candidature pour un MBA américain demande une année de finalisation. En effet, il implique un travail de recherche et de rédaction, une préparation aux tests mais aussi une réflexion sur son projet professionnel. Car le tout n'est pas d'avoir un bon dossier, encore faut-il se projeter dans « l'après-MBA ».

Les critères de sélection d'un M BA américain à un autre sont, à première vue, similaires. Toutes les universités, qu'elles soient publiques ou privées, demandent les résultats obtenus par le candidat aux deux tests-clés que sont le G M AT, qui évalue la logique et les capacités managériales, et le TOEFL pour le niveau d'anglais.

A cela s'ajoutent des lettres de recommandations d'anciens employeurs ainsi que des essais exposant les motivations du candidat et le projet professionnel. Le degré de sélectivité dépend de la notoriété de l'université, en sachant que le quatuor de tête ( Harvard, Stanford, Columbia et Wharton) distingué régulièrement par les rankings (classements) internationaux reste le plus difficile à intégrer.

Sur les 120 à 150 Français qui envoient leur dossier complet pour Harvard chaque année, seuls quinze sont retenus à l'issue de l'entretien final.

MBA : Combien ça coûte ? Combien ça rapporte ?

Un MBA américain coûte en moyenne entre 100 000 et 120 000 dollars pour les deux ans en comptant les frais de logement et les assurances, les universités privées étant un peu plus chères que les publiques. Le salaire moyen d'un diplômé oscille entre 100 et 180 Keuros par an, voire beaucoup plus pour les profils financiers.

DES PROMOTIONS POUVANT ATTEINDRE 1 000 PERSONNES

Afin de se différencier de ces mastodontes (une promotion de M BA à Harvard compte 1 000 étudiants, 800 pour Wharton), certains établissements, plus modestes, jouent la carte de l'ouverture et misent sur d'autres atouts comme la convivialité. Une façon de se distinguer, notamment aux yeux des candidats étrangers. Ceci est le cas, par exemple, de Tuck School of Business at Dart-mouth. Située à deux heures de Boston,Tuck propose un MBA dont chaque promotion n'accueille « que » 240 étudiants, soit 580 étudiants au total dont une dizaine de Français.

« Il ne faut pas s'arrêter aux rankings et élargir sa recherche en fonction de sa personnalité et surtout de son affinité ou non avec tel ou tel endroit car on va y passer deux années »

... explique Christie Saint-John, directrice du recrutement à Tuck. Un état d'esprit qui se reflète dans les critères de sélection :

« Nous apprécions tout particulièrement les candidats qui sont engagés au niveau humanitaire, dans des associations ou des organisations religieuses. Nous pensons que les qualités humaines sont aussi importantes que le cursus scolaire et professionnel. »


Classement mondial des MBA du Financial Tîntes 2008

« UN BON MBA DOIT DEBOUCHER RAPIDEMENT SUR UN PROJET »

Pour le dossier à proprement parler, comptez une année de préparation, surtout si vous travaillez et ne disposez que de peu de temps. Exemple : pour une rentrée en août, commencez vos démarches l'été précédent.

Certains documents peuvent être longs à obtenir (lettres de recommandations) ou à élaborer (essays, dans lesquels vous expliquez vos motivations). Pour les tests, prévoyez au minimum quatre mois d'entraînement pour préparer le G M AT et le TOEFL. Un peu plus si votre niveau d'anglais laisse à désirer, ou si vous n'êtes pas un scientifique car le G M AT favorise, dans une certaine mesure, les profils dotés d'une certaine logique.

Autant dire que le littéraire « pur » a intérêt à débuter sa préparation bien en amont.

Après l'admission écrite, viennent les entretiens. Les représentants de la plupart des MBA américains se déplacent en Europe une fois par an pour rencontrer les candidats, aidés parfois d'anciens étudiants vivant sur place. Lors de cet entretien, l'un des principaux critères de sélection sera bien sûr votre personnalité mais aussi et surtout votre projet professionnel.

« Un bon MBA doit être transformé rapidement et déboucher dans les mois qui suivent, voire même avant la fin du diplôme, sur un projet ou un recrutement, insiste Christie Saint-John. A défaut, on risque de perdre du temps et de l'argent. »


« UN BON MBA DOIT OUVRIR UN MAXIMUM DE PORTES »

Contrairement à de nombreux M BA français, le M BA américain s'étend sur deux années pleines. La première consiste en un tronc commun durant lequel on aborde tous les aspects de l'entreprise : finance, comptabilité, gestion, ressources humaines, marketing... La deuxième année, plus souple, permet aux étudiants de se spécialiser dans la ou les matières de leur choix.

Les cours sont choisis parmi une offre pouvant aller de 50 à 200 « électives » selon les programmes.

« Même si cette seconde année est utile pour se spécialiser, je conseille de garder un maximum de cordes à son arc car nul n'est amené à faire le même métier toute sa vie. Même le financier doit avoir une vision large de l'entreprise car rien ne dit qu'il finira sa carrière dans la finance »

... conclut Christie Saint-John.

Aux Etats-Unis, il n'est pas rare de changer de poste tous les deux à cinq ans, et de secteur d'activité plusieurs fois dans sa vie.

Alain de Mendonça, entrepreneur « made in Harvard »

« Créer ma propre entreprise était mon rêve. »

A 37 ans, Alain de Mendonça est le jeune Pdg-fondateur du groupe Karavel-Promovacances. Un parcours qu'il reconnaît devoir en partie à son MBA de Harvard :

« Je trouve que le système éducatif français prépare plutôt mal à la création d'entreprise. Les Américains possèdent cette culture entrepreneuriale qui nous fait défaut. Très pragmatiques, ils ne partent pas dans des démonstrations abstraites. Leur mot-clé est "action". Cette approche anglo-saxonne se traduit concrètement par une forte volonté d'entreprendre : près de la moitié des diplômés d'Harvard sont self-employed, c'est-à-dire qu'ils travaillent en indépendant ou ont créé leur propre business. »

Outre la formation, Harvard fait bénéficier de son réseau toute personne qui suit l'un des ses cursus. Un réseau dont les ramifications s'étendent dans les hautes sphères de la finance internationale, y compris dans le monde fermé des fonds de pension. Le sésame magique pour qui veut lever des fonds.

« Dans toute démarche de création d'entreprise, il faut à un moment ou un autre faire appel au capital pour financer sa croissance, note Alain de Mendonça. Un réseau bien étoffé permet d'avoir plus facilement aux bonnes personnes. »

Les Etats-Unis, première destination des capitaux français à l'étranger

Avec 10,4 % du total des investissements directs étrangers (IDE) du pays, la France est le cinquième investisseur étranger aux Etats-Unis. Industrie, finance, nouvelles technologies, mais également immobilier, gastronomie et commerce de gros... les secteurs sont nombreux. En outre, ce pays hors normes offre des facilités pour lancer sa propre entreprise.

LE PAYS OU TOUT EST POSSIBLE ?

Liberté, créativité, rapidité... les Etats-Unis représentent encore une terre privilégiée pour tous ceux qui souhaitent prendre un nouveau départ.

A l'image de ce libraire travaillant dans les locaux de l'Alliance française de Miami, parti il y a quelques mois de France pour tenter l'aventure américaine. Assez de la France, de ses salaires trop bas, du mauvais temps... les arguments vont bon train. En effet, ici, si les visas restent difficiles à obtenir, même les visas d'investisseur, on peut encore monter une affaire en 24 heures sans capital minimum.

Enfin presque... D'après Léo, qui a monté un salon de coiffure avec son frère Franck à Miami Beach, pour monter une affaire et donc obtenir un visa d'investisseur,

« il faut investir 50 % de la somme globale de son investissement dans son business (achat de matériel, paiement d'un local...) pour prouver aux autorités que l'affaire est sérieuse ».

C'est d'ailleurs l'un des motifs, avec les procédures, souvent compliquées, pour lesquels de nombreux Français ne se lancent pas forcément dans cette quête du visa, à moins de prendre un avocat, une technique très courante mais qui coûte tout de même entre 3 000 et 8 000 dollars. De même, au niveau fiscal, prendre un avocat et un expert comptable est fortement conseillé.

Autre difficulté : les licences requises pour exercer son activité. Didier Simonin, négociant en vin à Washington, nous confiait que pour monter une société dans ce domaine, il fallait une licence de distribution (au niveau de l'Etat) et d'importation (au niveau fédéral) qui donne l'accès à un permis d'alcool.

« Il m'a fallu remplir tout un tas de papiers, prouver que j'avais un casier judiciaire vierge... cela demande du temps. En outre, vous ne pouvez pas obtenir ces licences si vous n'êtes pas citoyen américain. Etant marié avec une Américaine, j'ai demandé à ma belle-mère de se porter majoritaire dans la société. »

Sachez également que la législation et les taxes varient en fonction des Etats (la TVA par exemple).


SUR LE WEB

Missions économiques aux Etats-Unis :

- www.missioneco.org

Agence française pour le développement international des entreprises :

- www.ubifrance.fr

Chambres de commerce et d'industrie françaises à l'étranger :

- www.uccife.org

Création d'entreprises :

- Ailcorp

- Corporate

- AU Business

LES SECTEURS PORTEURS

En terme d'investissements, ce sont les secteurs de l'industrie manufacturière (chimie, matériel aéronautique, automobile, énergie...), à hauteur de 40 %, suivis des secteurs de la finance (19 %), des technologies de l'information (18 %) et du commerce de gros (11 %) qui raflent la mise. Il en est de même, à plus forte raison, pour les exportations, pour lesquelles les produits industriels représentent 61 %du total.

Les autres secteurs porteurs concernent, dans une moindre mesure l'agroalimentaire, l'immobilier, le luxe, les cosmétiques, la mode...

L'industrie pharmaceutique et les biotechnologies : paradoxalement, le système de santé américain est l'un des plus chers du monde et les besoins sont très importants dans ce domaine. Le New Jersey, Philadelphie et sa région, notamment, représentent des bassins d'emploi intéressants en la matière.

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) : depuis l'éclatement de la bulle Internet, le secteur connaît une nouvel le période de croissance. Les achats en ligne et le marché des logiciels, notamment, fonctionnent à plein régime, touchant tous les secteurs d'activités. Les «business angels», ces investisseurs potentiels qui apportent des fonds à des structures en phase de lancement en prenant une participation au capital, ont refait surface, mais avec plus de prudence...

Trois régions sont particulièrement dynamiques dans ce domaine : en tête, la fameuse « Silicon Valley », au sud de la baie de San Francisco ; Boston et sa région ; New Yorket sa région. Le rapport de l'organisme Joint Venture Silicon Valley Network indique que 30 000 emplois ont été créés entre juillet 2005 et 2006, notamment dans les biotechnologies et les énergies renouvelables, pour lesquelles 900 millions de dollars ont été investis.

L'immobilier : malgré la récente crise des subprimes en 2007 aux Etats-Unis, l'immobilier a encore de beaux jours devant lui. La Floride, particulièrement la ville de Miami,en pleine expansion, apparaît comme la plus dynamique : les Français représenteraient entre 10 et 15 % des achats. Selon le consul général de France à Miami, un Français sur deux dans la région a passé le diplôme de realtor, le diplôme d'agent immobilier !

PARCE QUE VOUS ÊTES FRANÇAIS...

Certaines images d'Epinal sont toujours bien ancrées dans les mentalités. A l'étranger, et notamment aux Etats-Unis, les Français sont réputés pour leur savoir-faire en matière de gastronomie et dans tout ce qui touche au luxe (mode, cosmétiques...).

D'après Anne-Joëlle Lorda, propriétaire du Coin des Délices, une boutique spécialisée dans les produits alimentaires français au sein de l'Alliance française de Miami et qu'elle a ouverte il y a quelques mois,

« il y a des besoins. La chaîne de boulangeries Paul, par exemple, commence à s'implanter dans la région. »

Didier Simonin, qui a lancé son affaire dans l'importation de vins français le reconnaît lui-même :

« vendre du vin français quand on est Français est un atout, on est beaucoup plus crédible ».

S'IMPLANTERAUX ÉTATS-UNIS

Si vous souhaitez vous implanter aux Etats-Unis, différentes solutions s'offrent à vous :

• Etablir une succursale (branch) sous la forme d'un bureau de représentation ou d'un bureau d'achat/vente. L'inconvénient est que l'entreprise n'ayant pas de personnalité juridique, elle peut être traînée en justice devant les tribunaux américains.

• Créer une société : trois formes juridiques existent :

• Créer un partnership : c'est une association de deux ou de plusieurs personnes (copropriétaires) qui souhaitent exercer des activités à but lucratif. Le partnership gênerai engage tous les associés dans la gestion de l'entreprise et leur responsabilité est illimitée, tandis que le limited partnership n'a qu'un seul associé responsable, les autres ayant une responsabilité limitée à leur apport en capital.

• Acquérir une structure locale existante : il est très difficile d'acquérir une entreprise américaine dans le sens où les procédures sont vraiment fastidieuses (recherches, négociations, vérifications, contrat...). L'intervention d'un avocat mais aussi de banquiers par exemple, est encore plus nécessaire dans ce cas.

De la côte est à la côte ouest : a la conquête du rêve américain...

Pendant longtemps terre d'accueil des nouveaux immigrants, les Etats-Unis continuent d'attirer et de faire rêver les populations du monde entier...

Malgré une politique d'immigration très fermée, c'est encore le premier pays d'immigration au monde. Les destinations préférées de ces étrangers, notamment des Français, en quête d'idéaux ? Les grandes villes bordant les frontières est et ouest : New York, Washington, Philadelphie, Boston, Miami, San Francisco et Los Angeles...Tour d'horizon.

NEW YORK

Avec plus de 8 mil lions d'habitants, 18 millions si l'on compte l'agglomération, New York, située dans l'Etat du même nom, est la ville la plus peuplée des Etats-Unis. Pas étonnant quand on sait qu'el le continue d'accueillir les principaux candidats à l'immigration, une tradition matérialisée par le checkpoint d'Ellis Island, transformé aujourd'hui en musée et par lequel ont transité les premiers immigrants, entre 1892 et 1924. La "Big Apple" est également la capitale économique du pays, siège des principales entreprises. Gigantisme, diversité, culture, innovation, New York offre une image particulière de l'Amérique. C'est la ville de toutes les ambitions, de toutes les passions, de toutes les réussites... Une ville qui vit à cent à l'heure, de jour comme de nuit ! Loin des autres clichés de l'Amérique profonde...

LE MELTING-POT PAR EXCELLENCE

Ici encore plus qu'ailleurs, la diversité culturelle saute aux yeux : 200 nationalités différentes et plus de80 langues. Il faut dire que 40 % des New-Yorkais sont nés hors des frontières et que plus de la moitié n'ont pas la nationalité américaine.

Parmi les communautés les plus importantes, on trouve, par ordre d'importance, les Hispaniques (l'espagnol est devenu la seconde langue officielle de New York après l'anglais), la communauté Afro-Américaine, la communauté juive, et dans une moindre mesure des Asiatiques (Chinois, Indiens et Pakistanais principalement),des Italiens, des Russes, des Irlandais, des Arabes et des Indiens d'Amérique, soit près de 60 % de la population de la cité.

Un communautarisme qui, s'il se retrouve dans certains quartiers comme China Town ou Little Italy à Manhattan - l'un des cinq borough (districts) de la City avec Brooklyn, le Queens, le Bronx et Stat en Island - semble moins tranché que dans les autres villes du pays.

New York abrite le premier marché financier au monde :

Le New York Stock Exchange (NYSE), créé en 1792 par vingt-quatre agents de change qui se réunissaient au 68 Wall Street.

UNE VILLE CHERE POUR SE LOGER

D'après Ieclassement2007 de Mercer Human Resource Consulting, qui prend d'ailleurs New York comme référence avec un indice de 100, New York est la 15e ville la plus chère du monde et la ville la plus chère d'Amérique du Nord.

Un recul de cinq places par rapport à l'année précédente, qui s'explique en partie par la dépréciation du dollar. Comparativement à Moscou, Londres ou Tokyo, New York peut donc sembler bon marché ! Mais il s'agit d'un classement global, incluant des critères aussi variés que l'alimentation, l'habillement, les loisirs, le logement...

Si l'on prend en compte le logement par exemple, l'un des postes de dépenses les plus importants, New York devient l'une des villes les pi us chères du monde. Par exemple, pour un studio en plein Manhattan, il faut compter entre 1500 et 1 800 $/mois ! Christel le, une française qui a vécu 6 mois dansla « Big Apple » raconte :

« Quand je suis arrivée à New York, j'ai logé en banlieue, à Brooklyn. C'était beaucoup moins cher qu'à Manhattan. Par la suite, j'ai dû rendre l'appartement et j'ai eu du mal à en retrouver un. J'ai finalement atterri chez un homme d'affaires qui avait un superbe appartement de 120 m2, mais qui me proposait de louer une surface minuscule dans son salon pour la somme de 2 000 $ ! ».

LA MECQUE DE LA FINANCE

NewYork abrite le premier marché financier au monde : le NewYork Stock Exchange (NYSE),créé en 1792 par vingt-quatre agents de change qui se réunissaient au 68 Wall Street, attirant dans ce quartier les magnats de la finance. A Wall Street, mais aussi à Times Square,en hautdes plus beaux buildings de la ville, traders, compagnies d'assurance, banquiers (on compte plus de 200 banques internationales à NY et le quart des réserves d'or mondiales est précieusement conservé dans les bureaux de la Fed, la Fédéral Reserve Bank)...font grimper ou baisser les cours.

Si la crise la bulle Internet de la fin des années 90 et les événements du 11 Septembre 2001 ont plombé l'économie, les affaires redémarrent ...

« Il a fallu plusieurs années pour se remettre à la suite du 11 Septembre. Il y a trois ans, les entreprises, dont l'une des "Big Four" (Ernst & Young, Deloitte, KPMG et PricewaterhouseCoopers) pour lesquels je travaillais, licenciaient à tour de bras. Aujourd'hui, les entreprises embauchent à nouveau »

... précise Philippe, un Français qui travaille depuis comme directeur de projets informatiques dans l'une des plus importantes sociétés financières américaines. Un emploi très intéressant mais aussi très stressant...

« On ne compte pas ses heures. Les 35 heures, c'est une bonne blague ici ! Les horaires peuvent aller de 7 h du matin à 19 h le soir, parfois plus. Sans compter les week-ends, où l'on peut être d'astreinte ! »

LA VILLE DETOUS LES POSSIBLES

New York offre d'autres opportunités de travail, à condition de posséder un visa naturellement. Sur le site Web de la Chambre de commerce franco-américaine, vous trouverez quelques offres concernant la finance bien sûr, mais également le marketing et l'administratif, en secrétariat de direction par exemple. Sachez également que beaucoup d'entreprises américaines recherchent également du personnel bilingue anglais-français, notamment celles qui travaillent avec le Canada.

Et bien sûr, la ville fourmille de petits boulots en tous genres : livreurs, serveurs, hommes ou femmes de ménage... Dans les rues, vous verrez aussi de nombreuses personnes distribuant des liflets et autres flyers, notamment dans le quartier touristique de Times Square. Kristelle, restée 9 mois aux Etats-Unis, a multiplié les petits jobs en parallèle des cours de français qu'elle donnait.

« A un moment donné, j'en avais quatre en même temps. Je travaillais jour et nuit mais j'arrivais à gagner jusqu'à 3 000$/mois ! »

Avec quelques surprises toutefois :

« Lorsque mes cours de français ont diminué, je n'arrivais plus à payer mon loyer malgré mes autres jobs. Ce qui est incroyable ici, c'est que du jour au lendemain, vous pouvez soit gagner beaucoup d'argent, soit tout perdre... ».

Un petit coup de blues, une recherche d'informations sur la City ? Allez rencontrer l'équipe fort sympathique d'Accueil New York, qui appartient au réseau FIAFE et qui a fêté ses 20 ans en mars 2008. Entretien.

Peut-on dire qu'il y a une communauté française à New York ? Oui, car elle est assez importante et de plus en plus variée.

Y a-t-il des quartiers que les Français investissent en particulier ? Non, ils sont assez dispatchés. Certains habitent à Manhattan, d'autres à Brooklyn, d'autres en banlieue ou dans le New Jersey... Cependant, la concentration se fait par rapport aux écoles, autour du Lycée Kennedy notamment.

Comment est né Accueil New York et comment l'association a-t-elle évolué ? Au départ, l'association a été créée par deux femmes d'expatriés qui ont suivi leur mari et qui souhaitaient proposer des activités pour s'occuper. Depuis, l'association a évolué : concernant les adhérents, nous avons toujours majoritairement des femmes parmi nos membres, mais ce ne sont plus seulement des femmes qui ne travaillent pas.

Par exemple, nous avons un club de working girls ; à une époque, nous avions un petit groupe d'adolescents et nous venons de lancer un réseau pour les hommes ! Il y en a de plus en plus qui suivent leur femme qui ont obtenu un visa de travail.

Qui sont les Français qui viennent vous voir ? Nous avons un peu de tout : des étudiants qui sont tombés amoureux et qui ne veulent plus rentrer en France mais qui sortis du cadre de leurs études cherchent un soutien, des personnes âgées qui s'ennuient, beaucoup de gens de passage qui viennent tester la vie à NewYork, des gens très dynamiques qui veulent s'investir dans l'association...

Quels services proposez-vous ? Nous animons des permanences tous les jeudis matin pendant lesquelles nous échangeons avec les Français qui viennent nous rencontrer et tentons de répondre à leur demande, en donnant des pistes, des adresses, des conseils, sur tous types de sujets : écoles, travail, logement...

Nous publions un guide pratique sur tous les sujets qui peuvent intéresser quelqu'un qui arrive dans un pays étranger. Les adhérents (près de 500 membres), moyennant une cotisation de 40 $/an, ont accès à nos petites annonces.

Cependant, nous ne sommes ni une agence immobilière ni une agence de recrutement ! Nous sommes plutôt un relais d'entraide et de soutien moral. Nous organisons des activités à travers une quinzaine de clubs, qui vont du bridge au tennis, en passant par le tricot ou l'art floral, des sorties (musées, spectacles...), des conférences, des ateliers lecture, de conversations franco-américaines... Je reste un peu étonnée de certaines demandes : récemment, une personne handicapée nous a demandé si nous pouvions lui trouver une famille d'accueil. Nous faisons un peu office de palliatif pour tous ceux dont les parents sont loin.


SUR LE WEB (New York)

Intégration :

- Consulat général de France à New York

- Accueil New York

- French Institute / Alliance française

- Voila NewYork

- France Amérique

Emploi :

- jobs.careerbuilder.com

- The New York Times

- eFinancialCareers.fr

Logement :

- www.nyhabitat.com

- www.nyc-apartments.net

- www.new-york-apartment.com

- www.villagevoice.com

Etudes :

- CUNY (City University of New York)

- NY University

- Columbia University

- Fashion Institute of Technology

- Investir Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

PHILADELPHIE

Philadelphie, tendrement appelée Philly, est la 6e plus grande ville du pays et la plus importante de l'Etat de Pennsylvanie. La ville compte près d'1,5 million d'habitants, près de 6 millions agglomération comprise.

Première capitale des Etats-Unis, la ville est un des berceaux de la naissance du pays. Malgré tout, depuis les années 50, la ville connaît une crise sociale, économique et démographique. Depuis quelques années, elle renaît à nouveau...

VILLE FONDATRICE DES ÉTATS-UNIS

C'est à Philadelphie que les délégués du Premier Congrès continental, une assemblée qui réunissait la quasi-totalité des colonies, ont signé la Déclaration d'indépendance, le 4 juillet 1776 ; à Philadelphie que fut élaborée la Constitution américaine, en 1787 ; encore à Philadelphie que fut établie la première capitale des Etats-Unis, de 1789 à 1799.

La ville fut également un foyer culturel important au XVIIP siècle, sous l'impulsion de Benjamin Franklin notamment, qui fonda la prestigieuse université de Pennsylvanie et la Société américaine de philosophie. Aujourd'hui, Philadelphie est le siège de nombreuses institutions fédérales, notamment le gouvernement fédéral, qui emploie plus de 30 000 personnes.

UNE ANCIENNE VILLE INDUSTRIELLE QUI SE REDYNAMISE

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, Philadelphie était une ville industrielle importante. Agriculture, charbon puis textile, métallurgie, fabrication de papier constituaient ses principales richesses. Elle fut également pionnière en matière de construction de routes et de voies ferrées.

La SEPTA (Southeastern Pennsylvania Transportation Authority), fondée en 1965, fait partie de cet héritage. En assurant les réseaux de bus, de métros et de trains dans cinq comtés de la région, elle constitue le cinquième plus grand réseau des Etats-Unis et se trouve être encore aujourd'hui l'un des principaux employeurs de la ville.

Cependant, comme de nombreuses autres cités industrielles, depuis les années 50, date à laquelle la ville comptait 2 millions d'habitants, Philadelphie connaît une crise sociale, économique et démographique.

Entre 1950 et 2000, la ville a perdu plus de 480 000 habitants et d'après le Bureau du recensement américain, en 2006, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté atteint 24,5 %, presque deux fois plus que la moyenne nationale (13,3 %).

Depuis quelques années cependant, les efforts de réhabilitation et la revitalisation économique autour des activités de services, devenues prédominantes (services financiers, télécommunications...) ont donné un nouvel essor à la ville. Aujourd'hui, les secteurs porteurs sont les activités juridiques, la finance, les industries pharmaceutiques et les activités portuaires.

UNE VILLE ÉTUDIANTE OUVERTE À L'INTERNATIONAL

L'un des moyens qu'a choisi la ville pour sortir de la crise a été d'attirer les jeunes, principalement des étudiants. Comme nous l'explique Josh Sevin, manager du « Knowledge Industry of Initiatives »,

« c'est une stratégie économique. Les jeunes qualifiés sont une richesse pour les entreprises locales, notamment les jeunes qui viennent de l'étranger, qui sont à l'origine de grandes réussites : Google, par exemple, a été fondé par un jeune Russe, etc. ».

Avec 107 519 étudiants en 2005, soit 13,5 % de la population totale de la ville, Philadelphie et sa région s'affichent clairement comme une ville étudiante. La ville possède de nombreux établissements d'enseignement, comme le Community Collège of Philadelphia ou la prestigieuse University of Pennsylvania (qui fait partie de la très convoitée Ivy League), Drexel ou la Temple University.

Au nombre de 12 500, les étudiants internationaux sont particulièrement les bienvenus et viennent de tous les pays, tout particulièrement de Chine, du Canada, du Japon, de Corée et d'Inde. Continuer d'attirer les étudiants internationaux, c'est l'une des missions que s'est fixée Jon Herrmann, directeur de Campus Philly, une organisation à but non lucratif qui œuvre à la promotion et au développement de Philadelphie auprès des étudiants :

« nous avons trois programmes d'action : recruter des étudiants internationaux; mettre en contact l'ensemble des étudiants (américains et internationaux) avec les entreprises de la région pour des stages et les aidera trouver un emploi ».

Le but ? Dynamiser l'économie de la région. Les Européens, notamment les Français, comme dans la plupart des universités américaines, arrivent assez loin derrière mais la vil le est tout de même jumelée avec Lyon. A noter par exemple que la Temple School of Law a un programme d'échange entre le barreau américain et le barreau français.

Didier Simonin a monté une société d'importation de vins français en Virginie il y a huit ans, Simon N Cellars. Aujourd'hui, 70 % de son CA se fait à Washington :

«J'étais issu du milieu de l'immobilier et je ne parlais pas anglais, mais je m'intéressais beaucoup au vin et j'ai appris la langue grâce à des émissions de cuisine à la télévision ! Après avoir fait une étude de marché sur place, j'ai commencé avec une toute petite structure. J'étais seul à faire la sélection des vins, les prises de commandes et les livraisons. Ce n 'était pas évident au début car bien que passionnant, c'est un milieu très fermé. Je travaillais avec 10 petits domaines français autour de la région du Rhône etde Bordeaux .j'achetais exactement ce que mon capital pouvait permettre d'acheter, des petites appellations connues en France faciles à vendre mais de qualité. J'étais très content lorsque j'ai vendu ma première caisse à 200 $ la commande auprès des restaurants français notamment et des cavistes spécialisés ! Cela dit, j'ai toujours fait quelques bénéfices, mais je suis passé de 300 000 $ de CA la première année à 2 millions de CA aujourd'hui... Aujourd'hui, l'entreprise compte huit employés, toute la logistique est intégrée et informatisée et nous avons une offre très diversifiée. Mon prochain défi est d'importer des millésimes de différentes régions de France... »


SUR LE WEB (Philadelphie)

Intégration :

- Intégration Philadelphie Accueil

- Alliance française de Philadelphie

Emploi :

- Monster Philadelphia

- Philadelphia Inquirer

- Philadelphia Business Journal

Logement :

- www.phillyapartmentco.com

Etudes :

- Community Collège ofPhiladelphia

- Philadelphia University

- University of Pennsylvania

- Temple University

- Drexel University

- Campus Philly

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

WASHINGTON

Comparativement à New York, Washington, la capitale des Etats-Unis, plus communément appelé DC (District of Columbia) par les Américains, vous semblera plutôt « bas » en terme de hauteur d'immeubles et bien tranquille : 553 000 habitants, beaucoup de bureaux et des quartiers résidentiels...

Cependant, elle offre des avantages à ceux qui ne resteront pas sur cette première impression : des musées magnifiques et tous gratuits, des quartiers plein de charme et de vie comme Georgetown ou Adams Morgan, et l'intérêt d'être au centre du pouvoir politique américain...

POUVOIR POLITIQUE ET ADMINISTRATIF

Siège de la Maison Blanche et du Congrès, Washington bat au rythme des événements politiques et juridiques. Ici travaillent 300 000 employés fédéraux, 80 000 lobbyistes et 40 000 avocats ! La Maison Blanche d'abord, le quartier général du Président des Etats-Unis réplique exacte du château de Rastignac, en Périgord, elle prit ce nom suite au ravalement dont elle fut l'objet après que les Anglais l'aient incendiée lors de la guerre de 1814. Malheureusement, depuis le 11 Septembre, elle ne se visite plus, par mesure de sécurité...

Le Capitale ensuite, siège du Congrès : lui aussi victime des flammes des Anglais, le premier édifice a survécu grâce à un violent orage ! Enfin la Cour suprême, non loin du Capitale. Ce sont les trois piliers politiques des Etats-Unis. Sans compter tous les ministères et autres administrations importantes. Sachez également que c'est à Washington que vous trouverez le plus de journalistes au monde, le « 4e pouvoir ». ABC news, l'agence française AFP, par exemple, ont des bureaux ici.

DES EMPLOIS EN CONSÉQUENCE

Siège du pouvoir politique, c'est également à DC que sont situées certaines grandes organisations internationales (FMI, Banque mondiale, Banque Interaméricaine de Développement...). D'après l'Alliance française et l'association Washington Accueil, la majorité des Français travaille pour l'une d'elles, en particulier la Banque mondiale.

Contrairement aux autres Français qui ont généralement un visa H1B pour travailler aux Etats-Unis, la plupart a d'ailleurs des visas G4 à Washington ! Voir article sur les visas. Dans le secteur privé, de nombreux Français travaillent pour Lafarge ou EADS, qui ont généralement des bureaux en dehors de Washington, en Virginie.

Depuis quelques années, de grandes zones d'activités se sont développées autour de l'industrie aérospatiale et de l'informatique particulièrement.

A ne pas négliger bien sûr : le secteur de l'hôtellerie-restauration. Vous verrez notamment quelques restaurants aux noms français (et généralement tenus par des Français !) dans les rues de la capitale, auprès desquels vous pouvez tenter votre chance : la Fourchette, à Adams Morgan ; Bistrot Français à Georgetown ; Au bistrot du coin, sur Connecticut Avenue... Malgré tout, les possibilités d'emploi restent assez limitées.

UNE COMMUNAUTÉ FRANÇAISE PLUTOT ÂGÉE

Il y a environ 4 000 Français inscrits au consulat à Washington. D'après Marion Berger Fayard, coprésidente de l'association Washington Accueil (FIAFE),

« il y a des jeunes qui viennent étudier à Washington mais surtout beaucoup d'expatriés avec une famille ou des Français qui sont installés depuis très longtemps ».

Ces deux dernières catégories constituent d'ailleurs le public principal de l'association, dont les 300 membres ont environ 40 ans en moyenne. On note la présence d'une communauté française importante près du lycée Français, à Bethesda, dans l'Etat du Maryland.

« Les jeunes vont à Manhattan, confirme Ann Stein-Schneider, de Washington Accueil, mais quand on a une famille, qu'on veut s'installer, Washington et sa banlieue offrent de nombreux avantages. C'est une ville magnifique, aérée, peu stressante et la vie culturelle est animée, avec le Kennedy Center, les musées; en banlieue également, avec les Community Centers notamment, sortes de centres culturels. »

Quant à savoir s'il est facile de s'intégrer dans la capitale,

« tout dépend des caractères »

... s'amuse Ann Stein-Schneider.

« Il y a beaucoup de divorces par exemple parmi les couples franco-américains... Question de culture ! »

Mais d'après Marion Berger Fayard, la difficulté principale reste le problème de la langue...


SUR LE WEB (Wasington)

Intégration :

- Ambassade de France aux Etats-Unis

- Consulat général de France à Washington

- Washington Accueil

- Alliance française

Emploi :

- Washington Employment

- Washington Post

- Washington Times

- eFinancialCareers.fr

Logement :

- www.rentsearch.com

Etudes :

- University of Washington

- Georgetown University

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

BOSTON

Boston est la capitale et la ville principale de l'Etat du Massachusetts. Centre culturel et économique de la Nouvelle-Angleterre, elle compte en effet environ 590 000 habitants, 5,8 millions avec l'agglomération. Avec Philadelphie, elle est l'une des villes les plus anciennes des Etats-Unis et l'un des berceaux de l'indépendance américaine, où souffle encore un air d'Europe...

UN FOYER RELIGIEUX ET INTELLECTUEL

Fondée en 1630 par des puritains anglais, Boston a pendant longtemps véhiculé des valeurs religieuses strictes. La prestigieuse université d'Harvard, qui date de 1636, était à l'origine une université de théologie et a largement contribué à cet état d'esprit. De là rayonnaient les pensées intellectuelles d'alors.

C'est également à Boston qu'a été créée la première école américaine, la Boston Public Latin School ; là que fut lancé l'un des premiers journaux américains : le Boston News Letter, et là où vécurent des écrivains célèbres comme Edgar Poe ou Henry James. Aujourd'hui, Boston est un centre culturel intéressant. La ville offre de nombreux musées, de nombreuses conférences, organisées par Harvard ou le musée Kennedy par exemple.

DE L'INDUSTRIE AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES

Boston construisit sa richesse grâce à son port, par lequel transitaient les bateaux en provenance d'Angleterre et des Antilles. Par la suite, les immigrés italiens et surtout irlandais, apportèrent une force de travail importante dans l'industrie textile. De riches familles, surnommées les « Brahmans de Boston » s'enrichirent. C'est le cas notamment de la famille Kennedy, originaire d'Irlande.

Dans les années 1970, Boston devint une place financière importante, comme en témoignent les premiers buildings sortis de terre dans le Financial District, contrastant avec les modestes constructions historiques en brique rouge. C'est également dans ces années-là que commencent à se développer un pôle informatique important, autour de la route 128 particulièrement, où les entreprises Wang ou Digital ont connu leurs heures de gloire.

Depuis quelques années, Boston est devenu le second pôle technologique après la Silicon Valley, dans le secteur de l'informatique et des biotechnologies particulièrement. Un développement permis par la présence d'universités phare comme le MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou Harvard. Comme le souligne Laurent Poulain, administrateur du site Internet pour les francophones « Bienvenue à Boston » et qui travaille également à Boston comme informaticien,

« les universités sont souvent à l'origine des développements de pôles importants. A Boston, beaucoup d'anciens élèves du MIT ont monté leur société d'informatique, avant même la fin de leurs études (l'un des fondateurs d'Akamai, par exemple). A tel point que pendant la bulle Internet, l'école avait impose que tous les étudiants qui partaient avant la fin de leur cursus ne pouvaient plus revenir pour valider leur diplôme ! ».

Aujourd'hui, avec celui des nouvelles technologies, l'enseignement, la banque/finance/assurances et la santé constituent les principaux secteurs d'activités de la ville.

LES FRANÇAIS À BOSTON

D'après l'Alliance française, la plupart des Français qui vivent à Boston sont des post-docs. Laurent Poulain mentionne également de nombreuses jeunes filles au pair. Il n'y a pas vraiment de quartier français à Boston selon nos informations. Certaines familles avec enfants sont cependant installées autour de l'école internationale bilingue à Arlington et du lycée à Cambridge. On trouve également des Français à Jamaica Plain.

Globalement, Boston est une ville assez jeune qui accueille de nombreux étudiants, américains et internationaux. Cependant, les bars et les boîtes de nuit ferment à 2 h, le métro à 0 h 30 et il est difficile de trouver un restaurant ouvert après 22 h ! Ainsi, d'après Laurent Poulain,

« les jeunes Français qui aiment faire la fête toute la nuit ne s'y retrouvent pas vraiment à Boston... ».

Il faut dire que les Bostoniens sont fervents de house parties, organisées chez eux. Une tradition que les Français ont imitée en lançant les Boston French Party, mais d'une autre manière puisqu'il s'agit de soirées à thèmes où la communauté francophone et francophile se retrouvent deux mardi par mois dans un lieu différent.


SUR LE WEB (boston)

Intégration :

- Consulat général de France à Boston

- Boston Accueil

- Alliance française

- Boston French Party

- Bienvenue à Boston

Emploi :

- Monster Boston

- Boston Herald

- Boston Globe

Logement :

- www.bostonforrent.com

- www.4wallsinboston.com

Etudes :

- Boston University

- Massachusetts Institute of Technology

- Harvard

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

MIAMI

Située à l'extrême sud de l'Etat de Floride, « l'Etat du soleil », la ville de Miami est un centre commercial et culturel important aux portes des pays d'Amérique latine : plus de 400 000 habitants, autour de 5,5 millions avec son agglomération, soit la cinquième ville la plus peuplée du pays. Selon votre état d'esprit, vous préférerez vous retrouver sur le continent, où se situent les principaux quartiers de Miami et les entreprises, ou sur l'île de Miami Beach, vitrine touristique de Miami avec ses bâtiments Art Déco et son ambiance festive.

UN PETIT AIR D'AMÉRIQUE DU SUD

A Miami, la population hispanophone, originaire de Cuba principalement, représente environ 60 % de la population. Il faudra donc vous attendre à parler espagnol en plus de l'anglais. Une particularité que l'on retrouve aussi bien dans la vie quotidienne que dans le monde du travail.

« La plupart des entreprises traitent en anglais et en espagnol, ce qui représente un obstacle supplémentaire pour un Français qui souhaite travailler à Miami »

...souligne Laurence-Anne Ismaël, vice-présidente de Miami Accueil, du réseau d'accueil francophone FIAFE (Fédération Internationale des Accueils Français et francophones à l'Etranger). Historiquement, le premier Européen à découvrir la ville est le conquistador espagnol Juan Ponce Léon, au début du XVIe siècle. Les premiers Cubains arrivèrent dans les années 1960, à la suite de la prise de pouvoir de Fidel Castro.

LUXE, AGITATION ET VOLUPTÉ...

365 jours de soleil par an, des plages de rêve, de belles voitures, de jolies filles...C'est l'image que véhiculent les agences de voyages et les séries américaines. Il est vrai que Miami est l'une des villes qui attire les plus grosses fortunes des Etats-Unis.

Premier port au monde pour le transport de passagers de croisières, la ville compte un quartier financier important composé principalement de banques et de cabinets d'avocat. A Miami Beach surtout, la partie touristique qui abrite les plus belles plages, on trouve une profusion de grands hôtels, de boutiques de luxe et de boîtes de nuit. En fait, la vil le se compose de nombreux autres quartiers et Miami offre un visage plus méconnu. Derrière cette vitrine dorée, il convient de préciser que 26,9 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, deux fois plus que dans le reste du pays.

UN DÉVELOPPEMENT QUI ATTIRE LES JEUNES

Moins chère que New York, Los Angeles ou San Francisco, Miami Est une ville en plein développement. Depuis quelques années, la ville, réputée pour son image de retraités, attire de nombreux jeunes, principalement à Miami Beach, pour les vacances mais également pour l'emploi.

D'après Léo, un Français qui a lancé un salon de coiffure à South Beach (voir notre encadré),

« les personnes branchées du milieu de la mode et du commerce, viennent ici maintenant. »

Les Français, dont la communauté est évaluée à environ 15 000 personnes, y sont surtout présents dans l'hôtellerie-restauration, les commerces, l'immobilier et le milieu de la nuit. Vous trouverez quelques cafés français le long d'Espagnola Way notamment.

Les bureaux des entreprises plus classiques (banques, assurances...) se situent plutôt à « Downtown Miami », sur le continent. D'une manière générale, de nombreuses entreprises travaillant avec l'Amérique du Sud sont basées à Miami. D'après la Chambre de commerce française, qui possède un service emploi, les secteurs d'activités sont variés; il n'y a pas vraiment de pôle d'activités, en dehors du quartier de Coral Gables, qui concentre tout de même de nombreuses entreprises de luxe. La Chambre de commerce reçoit surtout des offres de PM E francophones ou américaines travaillant avec des francophones, pour des postes administratifs, dans le commerce ou le business. Les grandes entreprises françaises comme L'Oréal ou Cartier, recrutent principalement en interne.

Léo, un Français de 26 ans vient de lancer avec son frère Franck, 30 ans, un salon de coiffure design et branché en plein cœur du quartier « hype » de South Beach, à Miami Beach. Entretien.

• Comment en êtes-vous arrivés à créer un salon à Miami ?

Nous travaillions comme managers pour « Tony and Guy » à Paris. Nous nous sommes installés à Miami il y a deux ans. Nous avons exercé en tant que coiffeurs dans plusieurs salons avant de lancer le nôtre, une franchise américaine que nous avons achetée à Laurent Dufourg, le patron de l'enseigne « Privé », que nous avions rencontré pendant des vacances à Los Angeles.

• Pourquoi Miami ?

Il y a tout à faire ici ! Avant c'était une ville de retraités. Depuis quelques années la ville a explosé et attire les jeunes. Et puis ici, la qualité de vie est vraiment agréable : il y a la plage et du soleil toute l'année... Malgré tout, même si de nombreuses personnes qui viennent y travailler pensent que c'est une ville de vacances ; en réalité, si vous souhaiter réussir, il faut travailler dur !

• Cela a-t-il été facile de vous lancer ?

Cela prend du temps, surtout pour trouver un local abordable. Nous sommes au 2e étage, c'est beaucoup moins cher : 4 000 $/mois pour 140 m2 contre 20 000 $/mois pour un local similaire en rez-de-chaussée !


SUR LE WEB (Miami)

Intégration :

- Consulat général de France à Miami

- Miami Accueil

- Alliance française

- French Tuesdays

Emploi :

- Miami Recruiter

- Miami Herald

- Chambre de commerce franco-américaine

Etudes :

- University of Miami

- Miami University

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

- Miami Business Forum

LOS ANGELES

Deuxième plus grande ville des Etats-Unis après New York, Los Angeles (dit « LA »),située en Californie, accueille 4 millions d'habitants, plus de 20 millions dans son agglomération. Son climat et sa réputation, mythique, attirent les immigrés du monde entier.

UNE VILLE TYPIQUEMENT AMÉRICAINE

L'une des premières choses qui impressionne lorsqu'on arrive à Los Angeles ? Son étendue : 1290 km2 de superficie ! L'absence de véritable centre-ville, avec comme corollaire un étalement urbain excessif, constitue souvent la critique principale que font les visiteurs et même ses habitants, notamment les Français, comme François, un jeune ingénieur chimiste de 26 ans qui a travaillé pendant deux ans pour les Laboratoires Pierre Fabre :

« les seuls quartiers qui sont suffisamment denses et animés pour se passer de voiture sont les quartiers de Hollywood et de Vente. En dehors, il n'y a rien ! ».

Los Angeles est à la fois une ville et un comté comprenant différentes villes où la voiture est reine : moins de 10 % des transports utilisés sont en commun. Ce qui a pour effet de rendre la circulation très difficile, avec pour conséquence une pollution importante, matérialisée par le fameux smog, nuage provoqué par les gaz d'échappement et les rejets industriels. Aussi, depuis quelques années, la ville multiplie les efforts pour améliorer le réseau de transports en commun et tenter de créer un centre-ville par la construction de lotissements (10 000 sont en cours) et de nombreux projets, notamment sur l'axe de la Grand Avenue, les futurs Champs-Elysées...

LE MYTHE HOLLYWOODIEN

Bien que les célèbres studios de cinéma comme Paramount, Universal ou BuenaVista tournent de plus en plus de films en dehors de la ville ou même du pays, le quartier d'Hollywood reste le principal centre de production cinématographique des Etats-Unis, voire du monde, et l'un des plus rentables. On y tourne également la pi upart des séries télévisées.

D'après Gilles Amsallem, l'un des fondateurs des « French Tuesdays », ces soirées à thème où la communauté francophone mais également américaine et étrangère se rencontrent deux mardis par mois, nous indique que le pourcentage de Français ou de francophones travaillant dans le monde de « l'acting » fréquentant ces soirées sont plus importants à Los Angeles que dans les autres grandes villes du pays où ont lieu les autres « French Tuesdays ».

C'est notamment le cas de l'acteur Jean-Pierre Gillain, d'origine belge, qui a tourné dernièrement avec Alan Rickman dans le film « Bottle Shock» et dans « Cros-singOver» avec Harrison Ford, et qui se tient toujours à l'affût des nouvelles productions. C'est notamment par le biais d'une école réputée de LA, où il a suivi des cours, qu'il a commencé.

« Les réalisateurs allaient puiser directement dans l'école les acteurs qu'ils voulaient recruter. Ensuite, cela fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille. Il y a également des sociétés spécialisées qui mettent en contact les directeurs de castings et les agents»

...explique Jean-Pierre Gillain.

« Le succès peut arriver vite », poursuit-il. « Je connais quelqu'un qui après avoir fait une simple figuration a été remarqué par un grand réalisateur ».

Cependant, les candidats sont nombreux et la chance ne sourit pas à tout le monde :

« Tous les jours arrivent des bus et des gens en provenance de partout et de tous horizons. Il y a même des avocats qui ont arrêté leur carrière pour devenir acteur ! Moi-même, j'ai lâché un bon travail dans le domaine du matériel médical... ».

LES IMMIGRÉS DU MONDE ENTIER CONTINUENT D'AFFLUER

Avec 140 nationalités différentes et plus de 224 langues étrangères, Los Angeles est un des principaux foyers d'immigration des Etats-Unis. Parmi les principales communautés, une majorité d'Hispaniques, la communauté juive (la 2nd après celle de New York) et des Iraniens.

D'après Gilles Amsallem, il y a beaucoup de familles avec des enfants -scolarisés au lycée français pour la plupart-parmi les Français (estimés à 30 000 dans la région), qui viennent essentiellement pour la qualité de vie. Avec 325 jours d'ensoleillement par an, la vil le fait partie de la « Sun Belt » (« ceinture du soleil »).

« A 90 %, le beau temps constitue la principale raison pour laquelle les Français viennent s'installer à Los Angeles. »

0n les trouve principalement dans les secteurs de l'habillement (les jeans notamment), de la coiffure, du maquillage, de la restauration (sur Sunset Plazza notamment), les night-clubs... Assez peu dans les entreprises françaises, qui n'y sont pas très présentes, en dehors de grandes sociétés comme Vivendi Universal.

« La ville est tellement loin, isolée du monde, que les Français viennent exercer des professions qui leur conviennent. C'est ce qui angoisse le plus les Français et la raison pour laquelle certains finissent par partir : la distance par rapport à l'Europe... ».

Il n'y a pas vraiment de quartier française LA.West Hollywood, situé entre Beverly Hills et Hollywood, apparaît comme la vil le où les Français ont tendance à s'établir.

Michel Bron travaille depuis 27 ans à Los Angeles :

«Je suis arrivé en 1981 à Los Angeles, à 21 ans, après avoir interrompu mes études de médecine. A l'époque, quand vous partiez en Californie vous étiez considéré comme un demi-dieu ! Les palmiers, le Pacifique, Venice... Cela faisait rêver ! Comme beaucoup de petits Français je travaillais dans des restaurants de 17 h à 23 h avant d'aller en boîte ! C'était la belle vie... J'ai l'impression que c'est une époque un peu révolue. ..J'ai exercé tous les métiers ici, de vendeur de plantes vertes en porte-à-porte à chauffeur de camion ! J'ai tout de même repris des études en informatique/business et aujourd'hui,je travaille dans l'immobilier depuis huit ans. J'ai essayé dequitter LA. En 1998 je suis rentré en France mais LA est comme une drogue, on y revient toujours... J'apprécie le côté relax de cette ville, le fait de pouvoir s'habiller comme on veut, le caractère multiethnique de la population, son côté « healthy » (axésanté) aussi. J'ai totalement modifié mon mode de vie en vivant ici. Par exemple, cela fait longtemps qu 'on ne fume plus dans cette ville ! Les touristes qui viennent voir LA disent souvent qu 'il n'y a rien à voir, mais c 'est ce n 'est pas une ville qui se visite, c 'est une ville qui se vit... ».


SUR LE WEB (Los Angeles)

Intégration :

- Consulat général de France à Los Angeles

- Los Angeles Accueil

- Alliance française

- French Tuesdays

- FrancoLA

Emploi :

- Chambre de commerce franco-américaine

- LA Casting (publicité uniquement)

- Actors Access

Logement :

- www.recycler.com

- www.westsiderentals.com

- www.roomateexpress.com

- www.roomatematchers.com

Etudes :

- University of California, Los Angeles

- California States University, Los Angeles

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

SAN FRANCISCO

Quatrième plus grande ville de l'Etat de Californie, San Francisco compte près de 744 000 habitants, plus de7 millions dans l'agglomération. Cependant, sa densité (la plus importante après New York) la rend humaine et très agréable à vivre. Entourée de collines verdoyantes, située en bord de mer, elle offre les avantages d'une ville moderne et d'une nature généreuse...

L'HÉRITIÈRE DE LA BEAT GENERATION

C'est l'écrivain américain Jack Kerouac qui fut le premier à utiliser le terme de Beat Génération pour décrire son cercle d'amis écrivains et artistes engagés dans un mouvement libertaire et créatif, dont Allen Ginsberg, William Burroughs, Kenneth Rexroth ou Lew Welch. Avec New York, San Francisco fut la principale représentante de ce mouvement.

De là, dérive également le terme de « Beatnik », apparu pour la première fois dans le San Francisco Chronicleen 1958 pour désigner de manière péjorative les générations de jeunes contestataires épris de liberté. Il faut dire que San Francisco est une vil le d'avant-garde en termes d'émancipations sociales. C'est là que se sont développés des mouvements comme les Black Panthers ou les hippies dans les années 60 et 70, initiateurs de la paix au Vietnam notamment ; un vent de liberté que des quartiers comme H aight-Ashbury, investis par les boutiques branchées et baba-cool, tentent de conserver.

Aujourd'hui encore, San Francisco apparaît comme une ville à part. Comme le souligne Vivien Roussie, un Français qui vit et travaille à San Francisco depuis plusieurs années,

« la ville possède un feeling très européen. Compacte, elle peut se parcourir facilement en transports en commun ; elle possède un vrai centre-ville et des quartiers très différents et animés. En outre, la région est fabuleuse. On peut faire de la voile dans la baie, du ski, visiter les magnifiques parcs nationaux alentours... Comme on dit ici, " Work hard and play harder" : les gens travaillent dur, mais prennent également le temps de vivre... ».

Aujourd'hui ce sont plus de 6 000 entreprises de haute-technologie qui ont établi leur campus dans les multiples localités de la Valley, dont Cisco Systems, eBay à San José ; Intel, Sun Micro-systems à Santa Clara; HP, Face-book à Palo Alto...

LA SILICON VALLEY, AU CŒUR DE L'INNOVATION

San Francisco est également une vil le d'avant-garde en matière d'innovations technologiques. La Silicon Valley,située au sud de la baie de San Francisco et surnommée ainsi depuis les années 70en raison de l'un des matériaux de base des composants électroniques (le silicium), est considérée comme le pôle technologique le plus important des Etats-Unis. C'est ici que les plus grands noms de l'informatique sont nés, notamment Hewlett Packard, dans un garage !

Les activités financières représentent d'ailleurs le second secteur pourvoyeur d'emploi à San Francisco, les banques et les sociétés spécialisées étant principalement implantées dans le centre ville de San Francisco.Vivien Roussie,analyste financier dans une petite société de capital-risque, fait partie de ces Français qui lèvent des fonds pour investir dans des entreprises en forte croissance, notamment des start-up, permettant ce dynamisme économique et créatif.

Depuis l'éclatement de la bulle Internet, la Silicon Valley s'est diversifiée dans les biotechnologies et dans les énergies renouvelables. Avec un taux d'emploi en augmentation de 2,6 % entre janvier 2006 et janvier 2007, la région connaît une croissance exceptionnelle jamais atteinte depuis 2001. Des anciens de la Silicon Valley, riche en vergers à l'origine, se sont également reconvertis dans le secteur viticole. Napa Valley notamment est une région importante de production.


SUR LE WEB (San Francisco)

Intégration :

- Consulat général de France à San Francisco

- San Francisco Bay Accueil

- Alliance française

- French Tuesdays

Emploi :

- San Francisco Chronicle (annonces du dimanche)

- San José Mercury (annonces du dimanche et du lundi)

- San Francisco BayArea Jobbank

- www.dbf.net

- Silicon French (association)

- Chambre de commerce franco-américaine

Logement :

- www.citiapartments.com

- www.roommates.com

- www.roomateexpress.com

Etudes :

- University of San Francisco

- Berkeley

Investir :

- Mission économique

- Chambre de commerce franco-américaine

- Mayor's Office of Economie and Workforce Development




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